Lost in les villes fantômes du Chili

Nord du Chili, dans le désert d’Atacama. Humerstone et Santa Laura, deux villes minières désormais à l’abandon.

Rapidement, un peu d’histoire : Humberstone fut fondée en 1872 grâce à l’industrie du nitrate. Une époque faste pour le Chili : le nitrate représentait 50% de PIB du Chili. Les travailleurs y venaient avec l’espoir d’une vie meilleure, mais la réalité a été toute autre : les conditions de travail étaient très dures, les gens étaient payés en jetons uniquement dépensables dans la mine, les logements ne disposaient pas de toilettes, et les enfants n’avaient d’autre destin que de succéder à leurs parents. Les enfants portaient en second prénom soit le nom de la mine pour les filles, soit le nom du patron pour les garçons. Les mineurs n’étaient pas désignés par leur nom mais par un numéro. Beaucoup sont morts sur le site.

La mine a été fermée en 1960, à cause du déclin de l’industrie du nitrate.

A deux kilomètres de Humberstone se trouve la ville de Santa Laura. Santa Laura a été créée pour l’industrie du salpêtre. Elle est en moins bon état que sa voisine.

Visiter ces villes fait froid dans le dos. Déjà, 1960, c’était hier. Et un chilien sur place m’a dit qu’en Bolivie, l’exploitation de telles mines se poursuit, dans des conditions pas tellement meilleures.

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This Post Has 2 Comments

  1. Superbe ! Comme quoi, parfois, même les anciens sites industriels peuvent parfois devenir des attraits touristiques. On y passera peut-être lorsqu’on sera au Chili 🙂

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